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Nyantende attaqué
Veuillez trouver ci-dessous un message du
SIC - Source Indépendante du Congo
que nous venons de recevoir.
paolo / anb-bia
Bruxelles, 18-11-2000
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S.I.C.
Source Indépendante du Congo
17 novembre 2000
Pillage et meurtre à la périphérie de Bukavu
Dans la nuit du 16 au 17 novembre 2000 la localité de Nyantende, à 6 Km Sud
de la ville de Bukavu, a été pillée par un nombre imprécise de militaires.
La composition de cette „armée“ est selon de nombreux témoins agressés, la
même qu‘on retrouve dans toutes les attaques se perpétrant dernièrement
autour de Bukavu: des Tutsi, des Hutu et des Congolais, parlant, entre eux,
principalement le kinyarwanda. Au moins trois enfants-soldats (kadogo) ont
été aperçus, dont la longueur du fusil dépassait leur taille et dont l’âge
peut être estimée entre 12 et 14 ans.
Le centre de la localité a été passé au crible. Là où il n’était pas
possible de passer par la porte ou la fenêtre, ils ont arraché le toit. Le
couvent des frères franciscains, la paroisse catholique, le Centre
hospitalier n’ont pas été épargnés. Les trois lieux ont été saccagés et
pillés. Le Père Ilija Barisic et trois séminaristes blessés à coup de
baïonnette; l‘infirmier de garde a été tabassé et la maison du docteur
pillée après qu’on ait arraché l’antivol à la hache; un commerçant du nom
de Mastaki Mulolo grièvement blessé à la tête par un coup de machette et
son magasin vidé; un militaire du nom de Bawili, en poste tout près du
centre hospitalier, abattu par balle par les assaillants et un autre
militaire, une femme du nom de Nono, enlevé par les mêmes assaillants.
Le coup a commencé vers 23h15 et s‘est conclu vers 3h00 du matin quand les
militaires ont pris la route de Nyangezi où un véhicule les attendait,
probablement pour charger le butin. Ils ont pu opérer en toute impunité en
chantant et en criant allègrement. Ils ont agit sur un rayon de plusieurs
kilomètres et leur nombre peut être estimé à plusieurs dizaines. Leur
commandant répondait au nom de „Junior“.
L’action s’est passé à 4 Km seulement du Centre de l’Office de Route en
localité Panzi où le même soir prenait fin la rencontre des Gouverneurs des
provinces sous contrôle du RCD. La rencontre avait comme objet principal la
sécurité » des citoyens. A l’heure où nous sommes, 18h30 du soir, la radio
officielle n’a pas encore réagi dans son journal à ce fait grave la nuit.
Nous rappelons que la nuit entre le 5 et le 6 novembre 2000, un groupe
d'une centaine de militaires, Hutu, Tutsi et Congolais, avaient attaqué la
localité de Mbobero, à 5 Km Ouest de la ville de Bukavu. Ils ont terrorisé
la population, pillé la paroisse catholique, battu les deux prêtres qui s’y
trouvaient, tué un policier et deux civils en blessant grièvement un autre
policier. A ce moment-là la radio locale avait imputé, comme d’habitude, le
coup aux Maï-maï et aux Interhamwe. La veille, c’est la Caritas,
institution caritative des catholiques, qui avait été mise à sac. En se
trouve en plein centre ville. Les assaillants ont pillé et chargé leur
butin en toute tranquillité sans qu’ils ne soient inquiétés par personne !
Une fois de plus, cette nuit du 4 au 5 novembre, aucun secours n’a été
apporté, malgré le fait que les pouvoirs locaux du RCD aient été informés.
Le 17 novembre 2000
Source Indépendante du Congo (S.I.C.)
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(Wole Soyinka, Prix Nobel litterature) *
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